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La gare de Perpignan… centre du monde !  

Pour les perpignanais et les catalans, il n’y a aucun doute :
Perpignan est le centre du monde et personne n’oserait dire le contraire puisque c’est Salvador Dali qui l’a ainsi décrété !

C’est donc le 27 août 1965 que Salvador Dali fit la « célèbrissime » révélation au cours d’une visite à Perpignan que l’enthousiasme de la population rendit tout à fait inoubliable.

Il en profita donc pour raconter que deux plus ans plus tôt il avait ressenti une extraordinaire sensation qu’il nomma « extase cosmogonique ».

Il le déclara en ces termes :
« Ce 19 septembre 1963, j’ai eu à la gare de Perpignan une espèce d’extase cosmogonique plus forte que les précédentes. J’ai eu une vision exacte de la constitution de l’univers. »
et bla bla bla…il n’en fallut pas plus pour que la gare de Perpignan se transforme en un mythe indestructible et devienne le centre du monde !!!

Par la suite le plafond de la salle des pas perdus a été repeint à la façon de Dali et le dallage du parvis n’échappa pas, lui non plus, à la « cosmogonique influence ».
Y furent ainsi reprises les grandes lignes du tableau « la gare de perpignan » que Salvador Dali a présenté en 1965 à New-York.

Dali avait donc définitivement scellé le destin célèbre de la gare de Perpignan en quelques paroles et quelques traits de peinture !

Un peu tiré par les cheveux ??? oui… peut-être, mais même si c’est aussi « fou » qu’aimait à le dire l’artiste… on a bien le droit d’y croire et de s’accommoder de ce que… le poète ait toujours raison !!!



1 comment:

  1. AAMB, 25. janvier 2008, 14:04

    Le soleil a déjà pris possession des lieux. Le coeur de Perpignan, s’éveille dans la sérénité d’une paix ordinaire.
    Un parfum de tranquillité et de bien-être investit doucement le centre de la ville.
    Plantée dans un décor de briques rougeoyantes et de parures colorées, la scène s’illumine doucement. Les acteurs prennent peu à peu leurs places dans une parodie courtoise.

    Le spectacle peut commencer…

    Dans son exhibition orgueilleuse, Perpignan brille par sa beauté naturelle.
    En une danse urbaine où chaque pièce de cet immense théâtre charme et enivre l’esprit dans une apesanteur divine, l’astre céleste orchestre avec virtuosité cette chorégraphie citadine douce et prétentieuse.
    Comment ne pas se laisser bercer par l’apparente quiétude de cette accommodante légèreté?

    Ainsi, oubliant les tumultes passés dans une problématique sociale et culturelle omniprésente et consciemment étouffée, Perpignan s’exhibe, s’affiche, se montre avec inconstance dans une prétention et une vanité faisant offense à la réalité et au reste du monde.

    De cette dérive orgueilleuse, le cabotin mystificateur n’a pas manqué d’y trouver la pitance propre à nourrir ses pitreries mentales, faisant de cette cité détentrice d’une banale station ferroviaire, le centre cosmique de l’univers, le centre du monde.
    Ainsi, dans un orgueil masturbatoire, l’esprit catalan s’est emparé de cette incontinence métaphorique pour satisfaire un narcissisme pitoyable.
    L’humilité collective s’est-elle à ce point égarée ?
    A qui attribuer cet affront à la bonne intelligence sage et respectable ?
    Chez celui qui, dans sa folie créatrice outrageusement corrompue par les dérives de son temps et sa soif de richesses, s’est adonné aux pires pitreries artistiques et intellectuelles ? Ou bien le Catalan nombriliste qui, aveuglé par un orgueil viscéral en a oublié l’intelligence et la sagesse de l’humilité ?
    Ce dernier, préoccupé à se lustrer l’ego sous le couvert d’une culture supérieure en toute chose, en a perdu le regard vrai et sincère sur son intimité. Ignorant avec inconstance sa véritable identité, au profit d’une culture propagandiste et marchandeuse !

    C’est pourtant dans les profondeurs de cette intimité volontairement écartée, hors des clichés d’étal, qu’on y trouve les stigmates d’une pluralité pesante.
    Dans une diversité de cultures et de souche qui devrait amener à plus de discernement et de conscience, le Catalan s’attache à une identité volée à l’histoire.
    Mais quelles que soient leurs racines, espagnols, gitans, maghrébins, ou fils du pays, tous les habitants de la cité n’en dorment pas moins au pied de ce Palais, dressé comme un roc, s’élevant sur la ville avec fierté.
    Les princes d’Aragon sont là pour rappeler à chacun cette impudente vérité : l’identité des lieux n’appartient à personnes. Pas plus à leurs enfants illégitimes qui vendent du catalan comme on vend le bon vin.

    Détachée de ce désordre identitaire prétentieux, posée sur un tapis de verdure sous le regard bienveillant de l’imposant édifice, repose cette femme oubliée de tous, à l’écart des agitations du monde d’en bas.
    Presque entièrement nue, dans une pudeur émouvante, elle est la beauté dans son essence originelle, dans ce qui atteint profondément toutes nos émotions. Cette beauté pure, tendre, sans artifices…
    Agenouillée, assise en arrière, elle porte son enfant comme on porte la vie. Comme si le monde s’arrêtait à l’enfant qu’elle tient dans ses bras.
    Serré contre sa mère, une main posée sur un sein dont dépend sa si fragile existence, l’enfant s’abandonne, serein, les yeux refermés sur cette sensation de repos et de paix inébranlable.
    Le regard perdu dans son intimité, fixant le sol comme pour ignorer le ciel, la mère affiche un imperceptible sourire qui raconte à lui seul, tout le bonheur de l’instant … non, …de l’éternité.
    Comme pour dire combien rien ne peut l’atteindre, pas même le temps, pas même la folie du monde, pas même l’insouciance du peuple d’en bas… sauf, peut-être, les cris des enfants remontant des ruelles de St Jacques ou de St Mathieu.
    Parce qu’elle sait depuis le commencement de toute existence que le « Centre du Monde » repose… « Là où commence la vie… »…

    Mais la conscience collective de cette orgueilleuse citée s’est égarée dans sa soif de paraître jusqu’à en perdre le vrai sens de l’existence.

    Ainsi, peuple de Perpignan, incapable d’humilité, ton aveugle vanité se perd dans l’ignorance et ne se nourrit que de prétention, de parade, et d’artifices, loin des vrais sentiments qui nous délivrent des maux de ce monde.

    A.A-M.B