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Lorsqu’on arrive pour la première fois pour visiter Perpignan et le département, on est un peu surpris de découvrir les noms des rues, les pancartes d’entrées de villes dans une autre langue que le français.
Pour le touriste ou le nouvel arrivant, c’est la première approche de la langue catalane qui se fait par ce biais.
Il y a environ une vingtaine d’années qu’on a vu réapparaître un véritable engouement pour le retour à la langue catalane dans les Pyrénées Orientales.
Les mentalités ayant évolué, elle a repris peu à peu une vraie place dans l’éducation, dans la culture et surtout dans le quotidien des habitants de ce qu’on a coutume d’appeler la « catalogne nord ».
Bien sûr, pour les puristes, pas de notion de nord ni de sud puisque la frontière qui sépare les “deux supposées catalogne” n’est qu’une invention politique et économique liée aux partages de territoires après des conflits ancestraux.
Il n’en reste pas moins que la langue catalane, de ce côté de la frontière du Perthus, n’est pas tout à fait la même que celle parlée en Catalogne Sud.
On distingue donc aisément le barcelonais du roussillonnais, ou le catalan de Valencia de celui de Majorque
Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse… et ici, aujourd’hui, de Perpignan à la pointe de l’Aude, en passant par le haut Vallespir ou le fin fond du Conflent, on se fait une joie de parler catalan, de lire catalan et surtout de chanter en catalan comme le font si bien nos chanteurs régionaux.
De Jordi Barre à Gérard Jacques, des éditions du Trabucaire à l’école de la Bressola, nombreux sont les défenseurs de la langue catalane qui en ont fait un vrai combat, permanent mais serein, constructif et éducatif pour que perdure une des bases de la culture catalane… son véritable mode d’expression !