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Y’a t’il un geste plus anodin que celui d’ouvrir une bonne bouteille de vin et de jeter le bouchon de liège à la poubelle ?
Et pourtant… la fabrication des bouchons de liège est encore une des activités phares du département des Pyrénées Orientales et ce depuis des siècles.
Le chêne liège, dont on extrait la matière destinée à la fabrication des bouchons porte le nom spécifique de quercus suber et pousse depuis des millénaires mais uniquement sur un périmètre limité au pourtour méditerranéen.
Les tentatives de transplant dans des pays aussi lointains que le japon, les Etats Unis ou l’australie ont toutes été vouées à l’échec !
C’est l’écorce de l’arbre qui est intéressante dans le chêne-liège et c’est sûrement une des productions végétales les plus étonnantes sous les cieux du sud de l’Europe.
Cette écorce qui apparait dès l’âge de 3 à 4 ans se forme par couches annuelles bien distinctes qui permettent de déterminer l’âge de l’arbre, et elle peut atteindre 30 cm d’épaisseur.
On appelle suberaies les forêts de chênes lièges et dans les Pyrénées Orientales on les trouve en abondance dans les Aspres et les Albères.
Le liège est la partie morte de l’écorce que l’on détache en préservant la couche vivante, qu’on appelle mère et qui permet au liège de se reconstituer.
La pousse en est lente et on ne peut le récolter que tous les 15 ans, environ.
La récolte de liège s’appelle le démasclage.
Une fois le liège récolté il y a un grand nombre de phases à respecter pour l’utiliser et du séchage au nettoyage en passant par la réhydratation, c’est là un véritable métier qui demande un professionnalisme hors du commun à toutes les étapes.