Ashura
Au vendredi 05 février 2010 à 23:00
Ashura a un sens dans les trois grandes religions monothéistes. Dans le calendrier islamique, ce mot désigne le dixième jour du mois de Muharram.
Cet ashura est une condoléance pour tous les “autres” qui ont été massacrés depuis des centaines d'années. Terme existant depuis le début de l'humanité, ashura raconte l’histoire des personnes, des langues, des religions, qui, au nom de l’homogénéisation des populations des terres anatoliennes, ont subi la répression et ont connu l’exil. ashura raconte l'exil et les histoires passés sur les routes de l’émigration en s'appuyant sur 25 chants traditionnels anatoliens chantés dans 12 des langues parlées en Anatolie (en turc, en arménien, en kurde, en hébreu, en arabe, en zaza, en pontus, en grec, en assyrien, en copte, en langue séfarade, en laz).
Ashura se fait la critique, sous la forme de pièce musicale et théâtrale, de l'histoire “institutionnelle”, en la confrontant avec un héritage oral construit au fil des siècles qui a survécu de bouche en bouche malgré la répression.
Nostalgie de l’âge d’or où les langues et les cultures se côtoyaient, se complétaient et dialoguaient. Les chants sont kurdes, arméniens, grecs, arabes, turcs, assyriens, hébreux, zazas, séfarades, coptes...
Spectacle musical, poétique et théâtral, une tentative de conservatoire éphémère des nombreuses langues minoritaires de Turquie. Elles disparaissent par la raréfaction galopante des locuteurs pour cause d’exil, de confl its identitaires, d’assimilation forcée ou de déséquilibre démographique et c’est tout l’enjeu de la diversité culturelle, du droit des minorités et de leurs mémoires.
Adresse
Place de la République
66000 Perpignan

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